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Catherine Plaisance

Visuals arts

 
 
 
 

 

 
 
 

 

 
 

 

 
 
         
 
Ethnographie d'un désastre
2010
L'anéantissement d'une promesse
2008-2009
Petites catastrophes et autres
débordements

2004-2008
La chute
2008
Les baisers de résistance
2007-2008
L'escouade. Attention au recrutement
2005
  Vue d'en haut
2004
  Une vie comme un jeton de casino
2004
     
Ce projet est basé sur la réinterprétation de scènes d’archives tirées de documents de catastrophes provenant de diverses sources. Cette traduction est produite dans une adéquation mélangeant la légéreté du dessin et celle de l’aquarelle avec la brusquerie des sujets peints.

Ces mises en scène proposent l’accident et la catastrophe comme destin possible. Ces dioramas, faits de miniatures, incarnent des moments où, de toute évidence, un drame s’est produit. L’utilisation du changement d’échelle permet au spectateur de se plonger dans l’univers fabulé et dystopique d'un quotidien qui bascule.

Présenté lors de l'exposition Accident, Off Manif d'art de Québec (Québec, Canada) in 2010.

Les photographies du corpus L'anéantissement d'une promesse donnent à voir des demeures anéanties par différents types de catastrophe. La maison, censée être réconfortante et protectrice offre une vision toute autre dans un contexte de destruction. Il s’en dégage un sentiment de tristesse et de nostalgie lié à la mémoire des lieux. Parfois un personnage est debout à l’avant plan, constatant le désastre venant de se produire. Le spectateur réel devient donc le second regardeur, ayant l’impression d’arriver trop tard sur les lieux, d’être un imposteur ou encore, un témoin impuissant.

Presented at SAS Gallery (Montréal, Canada) in 2009 and at the International Biennial of Nancy (Nancy, France) in 2010.

 


 

 

 

This body of work is based on the creation of fictional stories that present various dramatic events within manipulated residential scenes. Created from photographic material shot in various suburbs, the images are inspired by the mind-numbing sensation that comes from living in these structured spaces that far too often rub up against the logic of pecuniary and denatured development. The third urban development belt that we are talking about here serves as a metaphor to comment on an existence that is trapped by an ambient conformity, a sort of eternal present that does not look forward to the future unless it is inward upon itself. The suburb gives itself up to the nightmarish drawbacks of its utopian nature. It is symptomatic of the society it has created.

Presented at the Maison de la culture Mont-Royal and at Gésù (Montréal, Canada) in 2008.

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Cette série photographique présente des personnages chutants tantôt sur fond blanc, tantôt présentés comme des marionnettes dégringolants dans des paysages domestiques, créant des scènes à échelles atypiques.

Presented at the à la Maison de la culture Mont-Royal and at Gésù (Montréal, Canada) in 2008.

Les baisers de résistance est un corpus réalisé à partir d’une action exécutée dans divers lieux publics choisis pour leur aspect impersonnel. Nous avons choisi d’utiliser l’intimité et la complicité de notre couple comme matériau de contamination et de propagande. Ces baisers se présentent comme un axe poétique de rapprochement en injectant de l’humanité dans des lieux empreint d’un certain anonymat. Par un jeu de contrastes visuels, ces images donnent à voir des scènes dont le geste introduit une dissonance dans les paysages du quotidien. Ces oppositions entre le lieu et l’action, renforcent l’idée d’un rapprochement émotif possible entre deux individus. Semblant être des touristes ou des nouveaux mariés, nous demandons à une personne présente sur les lieux de nous photographier en train de nous embrasser. La participation d’une tierce personne rend d’emblée ce baiser événementiel. Les trois auteurs, ainsi réunis, s’accordent à créer une mise en scène qui fait basculer ce geste d’intimité dans la sphère publique. Avec Christian Barré.

Présenté à la (Im)mortal love international biennial Warsaw (Varsovie, Pologne) en 2007, à la Maison de la culture Frontenac (Montréal, Canada), lors de l'exposition Peep Art/Art Voyou à L’Écart, lieu d’art actuel (Rouyn-Noranda, Canada) ainsi qu'à Crafting Romance au Athens Institute for contemporary Art (Athens, États-Unis) en 2009.

These digital drawings present modern heroes in the process of teaching the budding population, submission and adoration like a dangerous and insidious masquerade. It is a reflection on the panoply of silent and misappropriated means that are used to communicate various behavioural messages. Games played by scouts are perverted into each-man-for-himself, lending an air of tragic half-consciousness to these youth. Cynical about a world of ideological control, of performance, and false promises, these dreadful scenes reflect back to us the image of our own actions in regard to various social and political constraints.

Presented at the Manif d’art 3 in 2005, this series of images was accompanied by interventions that took place outside in the shrubs and bushes around the Québec City’s downtown core.

 

This series of 10 photographs taken through the telescope at an observatory presents cinematographic scenes that oscillate between the worrisome possibility of aerial surveillance and the simple observation of a city from high up. The depth of these images is almost absent due to the distortion that is caused by the telescope’s multiple layers of glass. This imbalance in perspective gives the photographs the same sense of unreality as that of a scale model in its attempt to represent perfectly what is real without quite achieving it. It is in the in scale that the spectator will question himself.

Presented at the Gallery Sans nom, Moncton, New-Brunswick, in 2004.

 

 

Standing in a circle, decorated soldiers piss running blood.  Children, with their bottoms in the air, their heads between their legs, pin the tail on the donkey, eyes blindfolded, closed tight. The map of the world glitters in gold, like so many conquests. Little envelopes hold vicious secrets. Gutted uniforms are hung like a bouquet of red tulips. Children and grownups look on, obviously uncomfortable.

This installation was presented at the Massacre à la scie event that was held in 2004 in an abandoned residential building in the St. Roch district of Québec City.